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Association CHAMBEYRONIA |
Nous contacter :
• BP 1132, 98845 NOUMEA CEDEX •
• Mél Jean-Pierre CANEL •
L'Association Chambeyronia
En 1992, une poignée d'amis, amoureux des palmiers, se réunissaient pour faire partager leur passion. Parmi leurs préoccupations : mieux connaître et protéger la flore des palmiers calédoniens qu'ils savaient riche et passionnante. Depuis, en partie grâce à des membres de l'association, de nouvelles espèces ont été découvertes et décrites.
Les palmiers calédoniens
Ils sont rares
Toutes les espèces naturelles découvertes en Calédonie sont endémiques, c'est-à-dire qu'on ne les trouve que sur le Territoire. Plusieurs espèces ne sont connues que d'un massif particulier, quelque fois à un très petit nombre d'exemplaires. Leur culture est souvent difficile, leur croissance toujours lente.
Ils sont intéressants
La plupart des genres représentés en Calédonie sont endémiques. Ils représentent pour les scientifiques des " chaînons manquants " dans l'évolution des palmiers du Pacifique où ils tiennent une place de choix. Leur répartition est également exemplaire, à l'intérieur même du Territoire, où on peut cerner les différents phénomènes ayant abouti à leurs différenciations à partir de quelques ancêtres communs.
Ils sont beaux
Sans la moindre trace de chauvinisme, on peut dire que nos palmiers sont les plus beaux du monde !
Ils sont convoités
Des pilleurs de graines et de plants sont malheureusement apparus depuis quelques années. Ils tentent de fournir les énormes marchés internationaux. Nous avons aussi en Calédonie des particuliers ou des professionnels, mal informés ou peu scrupuleux qui mettent en danger le patrimoine de tous.
Comment les protéger ?
L'Association Chambeyronia a entrepris depuis 7 ans plusieurs actions dans ce sens :
• Depuis plusieurs années nous demandons l'inscription au CITES des espèces les plus menacées. Notre demande est en passe d'aboutir, au moins pour le Pritchardiopsis (dont un seul individu adulte est connu) ;
• Le réseau formé par les membres traque et dénonce les pilleurs ou les événements susceptibles de mettre en péril des sites ;
• Les scientifiques de passage savent qu'il peuvent faire appel à l'Association pour les piloter sur les différents sites ;
• Nous mettons toute notre énergie à essayer de reproduire (même par voie de laboratoire) les espèces les plus menacées (Pritchardiopsis, Lavoixia) ;
et toujours informer pour permettre de connaître et donc d'aimer et respecter les palmiers dans la nature.
Nous ne sommes pas seuls
Au niveau mondial, l'International Palm Society (IPS), mène le même combat, en regroupant en son sein la plupart des associations locales de nombreux pays.
Tous les deux ans, l'IPS organise un congrès qui permet à ses membres de se retrouver pour échanger leurs connaissances. Ces biennales ont lieu dans des pays pouvant également permettre aux membres de visiter in situ des espèces quelquefois peu connues en culture.
Nous avions fait le pari d'organiser en Calédonie la biennale de l'An 2000 qui a eu lieu en octobre 2000.
La BIENNALE
Ce fut deux ans de préparation ( visite sur le terrain, palabres avec les autorités coutumières, avec l'administration, mise en place du séjour avec les hôteliers, les restaurateurs, les transporteurs terrestres et aériens, budget prévisionnel, prix de revient et encore bien d'autres petits problèmes que nous avons dû régler, sans oublier que sous les tropiques le temps (météo) change très vite
140 personnes, dont 117 venant de 14 pays différents, nous ont fait l'honneur de leur visite. Sans compter les différents états des USA, nous avons eu des invités d'Australie, de Nouvelle-Zélande, de Grande Bretagne, du Mexique, de Thaïlande, des Philippines, du Portugal, de République Dominicaine, d'Espagne, de Nevis, du Chili, de Taiwan et d'Afrique du Sud.
Pendant une semaine, du Sud au Nord, d'Ouest en Est, nous leur avons fait visiter les plus beaux sites à palmiers de l'Ile, allant, afin de préverser la forêt, les déposer en hélicoptère au sommet du Mt Panié (véritable sanctuaire de la flore néo calédonienne).
Nos projets.
En partenariat avec la Province Sud ( D.R.N) nous avons l'intention de créer un " Palmetum " dans le parc de la Rivière Bleue. Ce palmetum regroupera une grande partie des palmiers locaux. Ce lieu sera bien sûr touristique, mais aussi et surtout un moyen pour les botanistes, chercheurs et étudiants, d'observer, d'étudier les palmiers calédoniens sans devoir parcourir des kilomètres et surtout sans devoir pénétrer dans des réserves botaniques, des forêts fragiles, sensibles à la pollution.
Nous comptons également lancer cette même opération en Province Nord.